Devenir commerçant


Le commerçant a pour mission de vendre les produits qu’il achète auprès des artisans, producteurs, grossistes…. Plus il vend, plus ses activités génèrent des bénéfices. C’est un métier prenant et passionnant à la fois, qui exige une solide préparation en amont.

Avant d’ouvrir votre commerce et travailler à votre compte, vous devrez en effet commencer par vous former puis identifier les régimes juridiques fiscaux adéquats. Il faudra également évaluer le retour sur investissement, prévoir les charges fixes, autant de facteurs à prendre en considération pour tirer pleinement profit de votre projet.

Commerçants : de nombreux métiers possibles

Vous pouvez ouvrir différents types de commerce. Tant qu’il y a des produits à vendre, lancez-vous ! Vous avez le choix entre ouvrir une boutique de prêt-à-porter, de vendre des produits alimentaires, de proposer des vins et spiritueux. Vous pouvez aussi vous lancer dans le commerce des fleurs, des objets d’art, des livres, des articles de décoration. C’est sans oublier le secteur high-tech et les meubles, la parfumerie, la liste s’étend à l’infini.

Il est envisageable d’ouvrir un commerce spécialisé et donc de vous consacrer exclusivement à une famille de produits. Vous pouvez aussi diversifier vos offres pour attirer une clientèle plus hétéroclite, si vous le désirez.

Quelles formations ?

Pas besoin de diplôme pour pouvoir ouvrir votre commerce. Néanmoins, il est toujours plus avantageux de suivre des formations plus spécifiques, sachant qu’il ne suffit pas forcément d’avoir la fibre commerciale pour exercer le métier que vous visez. Il est donc conseillé de préparer un Brevet de Technicien Supérieur Management Commercial Opérationnel (BTS – MCO).

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Le cursus se concentre principalement sur les techniques de vente et les stratégies managériales. Cette formation de 2 ans aborde également l’économie, le droit des entreprises, la mercatique, sans que ces disciplines ne soient limitatives.

Vous pouvez aussi opter pour un CAP Commerce qui mixe enseignement technique et général. La préparation du certificat d’aptitude professionnelle est envisageable dès la fin de la troisième. La formation est en effet proposée dans les lycées professionnels mais aussi dans les centres de formation des apprentis (CFA). Le CAP sera idéalement complété par un Bac Pro orienté commerce.

Le Brevet de Technicien Supérieur Agricole Technico-Commercial (BTSA TC) équivaut à un Bac +2. Il est intéressant si vous souhaitez commercialiser des produits agricoles et leurs dérivés : viande d’élevage, vins, végétaux….

L’essentiel sera de choisir une formation en accord avec la nature du commerce que vous souhaitez ouvrir. En parallèle, ne négligez surtout pas les langues étrangères qui vous offrent la perspective d’étendre vos ventes à l’international ou simplement d’attirer une clientèle étrangère.

Choisir le type de structure adapté ?

Le statut de micro-entrepreneur est accessible aux professionnels qui font du commerce leur activité principale ou secondaire. Depuis le 1er janvier 2020, le plafond du chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) est de 176 200€ pour les activités impliquant achat et revente. C’est un régime intéressant dans la mesure où vous pouvez bénéficier d’abattements forfaitaires pouvant équivaloir à 71% de votre CA. En tant que micro-entrepreneur, vous pouvez bénéficier d’un versement libératoire (VFL) de l’impôt sur le revenu (IR), sous conditions. Grâce à cette option, vous n’êtes pas soumis au prélèvement à la source.

Le statut de commerçant en nom propre s’applique lorsque vous ouvrez une entreprise individuelle (EI). Vos biens personnels et professionnels sont confondus dans la mesure où le commerce ne possède pas d’identité juridique distincte. Vous êtes donc libre d’utiliser votre trésorerie personnelle à des fins professionnelles et inversement. En revanche, il faut savoir que vos biens personnels peuvent être saisis en cas de créances, à moins que vous ne rédigiez une déclaration d’insaisissabilité en amont.

L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL) est plus avantageuse que l’EI. Vous affectez un patrimoine spécifique à vos activités commerciales. Ils sont donc distincts de vos biens personnels qui seront automatiquement mieux protégés. Cela implique l’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre commerce.

Le calcul des cotisations sociales et les impôts dont vous serez redevables dépendent bien entendu du statut juridique retenu.

Se faire accompagner par un expert-comptable spécialiste du secteur du commerce

Un commerce en bonne santé exige une comptabilité régulièrement mise à jour. Il faudra par exemple bien évaluer les charges relatives à l’approvisionnement de votre stock de marchandises, le coût du transport à l’achat et/ou à la livraison. Il sera également indispensable d’estimer les prix de vente adéquats pour tenir face à la concurrence sans pour autant réaliser une vente à perte.

Il sera avantageux de solliciter un expert-comptable spécialiste des commerçants, comme DSO par exemple. Non seulement il tiendra vos comptes à jour mais il peut aussi se charger de la fiscalité de votre commerce. Les tâches administratives et les cotisations sociales peuvent aussi lui être confiées. Ajoutez à cela qu’il possède les compétences requises pour vous offrir un accompagnement juridique.

Devenir commerçant est donc une belle aventure qui demande simplement une préparation minutieuse. Faites-vous conseiller par un expert-comptable qui vous aidera à rentabiliser vos activités.