Le métier d’infirmier


De nombreuses personnes pensent que l’infirmier est “seulement” celui qui vérifie la tension artérielle, la température corporelle ou encore qui s’assure que la perfusion fonctionne comme il se doit. La réalité est toute autre car c’est un métier complexe qui implique de grandes responsabilités. En effet, ce professionnel de la santé est habilité à dispenser des soins en toute autonomie.

Etre infirmier, une véritable vocation

Comme nous l’évoquerons plus tard, il est impératif de suivre certaines formations pour pouvoir exercer le métier d’infirmier. Néanmoins, avoir des diplômes est bien loin d’être suffisant. On parle à la fois de vocation et de passion, sachant que l’infirmier ne se contente pas d’appliquer ce qu’il a appris à la lettre. Il donne de sa personne pour aider ses patients à trouver la voie de la guérison.

C’est l’amour du contact humain qui attire généralement vers ce métier honorable. Il y a cette envie irrépressible d’aider, de soulager, et il faut avouer que cela ne s’arrête pas à la dimension physique. C’est généralement l’infirmier qui procure les premiers soins aux patients. Il écoute leur histoire afin de comprendre ce qui leur est arrivé. Il s’informe sur leurs ressentis : les peurs, les doutes, la perception de la douleur ou de l’inconfort…. L’infirmier doit ensuite trouver les bons mots pour rassurer, pour apaiser.

Il faut aimer les gens pour pouvoir s’en occuper comme le fait un infirmier. Il pénètre dans l’intimité de ses patients via les systèmes d’intubation, les injections et autres procédés médicaux “invasifs”. Il se charge par ailleurs d’assurer l’hygiène corporelle, nettoyant excréments, vomi, urine, sang… des situations qui s’avèrent souvent gênantes pour les patients, difficiles pour l’infirmier. C’est sans oublier les cas de blessures difficiles à voir mais qu’il faut observer scrupuleusement afin d’identifier les soins d’urgence adaptés.

En ce sens, l’infirmier doit être capable de gérer ses émotions et faire preuve de réactivité. On parle également de vocation, de passion pour un métier qui nécessite de l’empathie. L’infirmier est parfois confronté à des cas éprouvants comme le décès d’un patient. Il doit alors réconforter la famille en faisant preuve d’humanité.

Si l’infirmier doit avoir un mental solide, il a aussi besoin d’une certain force physique. Ce n’est pas aisé de soulever des patients, de les soutenir. Et dans certaines circonstances, il est nécessaire d’imposer les soins “de force”, si l’on puis le dire ainsi.

Le métier d’infirmier ne s’improvise pas. Il faut avoir la fibre pour surmonter le stress, le dégoût, la lassitude et autres situations désagréables. Tout cela mène ensuite à la satisfaction d’avoir contribué au rétablissement des patients même si le combat contre les maladies et les blessures n’est pas facile.

Comment devenir infirmier ?

Comme nous l’avons évoqué préalablement, des formations spécifiques sont indispensables pour décrocher un Diplôme d’Etat ou DE. Il faut donc passer par un IFSI (Institut de Formation aux Soins Infirmiers) agréé par le ministère de la santé. Les IFSI peuvent être publics ou privés et délivrent un DE équivalant à la licence.

Les futurs infirmiers suivent une formation qualifiante pendant trois ans. L’enseignement inclut à la fois des cours théoriques et des enseignements pratiques. Une partie du cursus se déroule ainsi en milieu hospitalier, confrontant les étudiants au quotidien des infirmiers. Vous vous interrogez probablement sur les disciplines incluses dans la formation. Notez donc qu’il existe six unités d’enseignement, l’équivalent d’une unité par semestre.

1. Sciences humaines, sociales et droit : l’enseignement porte sur la déontologie et l’éthique. L’anthropologie et la psychologie sont également abordées, de même que la santé publique.
2. Sciences biologiques et médicales : c’est dans cette unité de formation que le futur infirmier apprend les processus traumatiques, tumoraux et inflammatoires. Des sujets complémentaires à l’instar du handicap et la pharmacovigilance s’ajoutent aux cours sur la biologie et les matières similaires.
3. Sciences et techniques infirmières : cette unité d’enseignement se focalise sur la démarche clinique à adopter par les infirmiers, l’organisation du travail, les projets de soins et autres fondamentaux.
4. Sciences et techniques infirmières : l’apprentissage complète ce qui est proposé précédemment en se concentrant davantage sur les interventions. Sont étudiés : les soins éducatifs/préventifs, palliatifs et de confort, les soins d’urgence, l’aspect relationnel du métier, etc.
5. Intégration des savoirs et posture professionnelle : le futur infirmier apprend à prodiguer un accompagnement personnalisé à ses patients et à procéder à des évaluations cliniques des différents cas qui se présentent.
6. Méthodes de travail : durant un semestre, l’étudiant approfondit sa connaissance de l’anglais, facilitant ainsi la communication avec des patients non-francophones. En parallèle, il se forme aux technologies de l’informatique. C’est également à ce stade que les technologies communicationnelles sont étudiées.

Ce parcours de trois ans inclut des stages qui visent l’amélioration des compétences pratiques. Les stages portent sur les soins de courte durée mais aussi ceux de longue durée. Un stage en psychiatrie et un passage dans les lieux de vie (maison de retraite, par exemple) viennent compléter ces exercices pratiques.

L’accès aux IFSI se fait sur concours, après obtention du baccalauréat. Les candidats passent 2 épreuves écrites puis une épreuve orale. Il est primordial de bien se préparer en amont car la majorité des IFSI définissent un quota d’étudiants. Les critères de sélection sont de ce fait rigoureux. Il est possible de s’entraîner en s’inscrivant à une prépa infirmier qui s’étend sur plusieurs mois. Les étudiants ont la perspective d’améliorer leurs niveaux dans différentes matières et d’aborder certains sujets propres à l’univers médical.

Les dates des concours varient d’un établissement à l’autre. Néanmoins, les sessions ont principalement lieu en automne et au printemps. Il est tout à fait envisageable de s’inscrire à plusieurs concours, sachant toutefois qu’ils sont payants.

Si, après obtention du DE d’infirmier, vous souhaitez exercer une autre profession, il suffit d’opter pour la réorientation. Le diplôme obtenu est en effet valable pour des métiers paramédicaux (auxiliaire de vie ou de puériculture, entre autres).

Ceux qui souhaitent poursuivre leurs études ont la possibilité de suivre une formation Master sciences cliniques et infirmières ou d’opter pour la spécialisation :

– infirmier anesthésiste,
– infirmier puériculteur,
– infirmier de bloc.

Les compétences à posséder

Le référentiel de compétences propres au métier d’infirmier se décompose en dix points qui font l’objet d’évaluations distinctes. L’infirmier doit être capable de :

– Evaluer une situation clinique en recueillant les informations utiles au moment de la prise en charge. Cette compétence permet par la suite d’établir un diagnostic infirmier en vue d’identifier les interventions nécessaires.
– Établir un projet de soins infirmiers et veiller à sa mise en œuvre : hiérarchisation des objectifs, répartition des tâches, identification des risques, etc.
– Offrir un accompagnement personnalisé à un personne qui nécessite des soins quotidiens. Les critères tels la perte d’autonomie, une situation financière précaire ainsi que l’état psychique sont à prendre en compte.
– Appliquer des actions à but thérapeutique et diagnostique : analyser les prescriptions médicales pour identifier toute éventuelle anomalie et/ou interaction, établir un compte rendu des soins infirmiers, installer des appareils médicaux…
– Initier des soins préventifs/éducatifs et assurer leur mise en œuvre : identification des problématiques, préconisation de solutions préventives, mise à disposition de supports pédagogiques.
– Instaurer une relation axée sur la communication avec les patients et leurs proches. Il s’agit d’une compétence indispensable afin d’identifier les besoins d’une personne en fonction de son histoire et son état émotionnel, des facteurs qui peuvent influer sur la santé physique et mentale.
– Analyser la qualité des soins administrés : au besoin, les pratiques seront améliorées en vue d’assurer le bien-être des patients.
– Récolter, analyser et traiter des données scientifiques et/ou professionnelles.
– Coordonner efficacement les interventions en veillant au respect des limites imposées aux différents acteurs soignants (soins médicaux, acteurs sociaux, etc.).
– Prodiguer formation et informations aux stagiaires et étudiants.

Les qualités à avoir

Comme mentionné plus haut, l’infirmier est souvent le premier interlocuteurs des patients et de leurs proches. Ces derniers se tournent vers l’infirmier pour s’épancher sur leurs souffrances morales, confier leurs inquiétudes et rechercher des solutions aux problèmes médicaux auxquels ils font face.

Le comportement de l’infirmier est jaugé par les personnes qu’il prend en charge. Qu’il s’agisse des patients eux-mêmes ou de leurs accompagnants, tout le monde est à l’affût des qualités qui font que l’infirmier est un “bon” soignant. C’est là que l’aspect humain de la profession prend tout son sens.

L’infirmier doit évidemment avoir de solides connaissances théoriques pour répondre avec précision aux questions qui lui sont posées. Néanmoins, ces réponses doivent être compréhensibles par des personnes qui ne sont pas familiarisées avec le jargon médical. Les capacités relationnelles incluent l’aptitude à prêter une oreille attentive. Il faut être patient et savoir accorder du temps aux personnes prises en charge. La discrétion est de rigueur, tout comme le respect des autres (patients, accompagnants, personnel médical…).
La dextérité, le sens des responsabilités et la réactivité sont également des qualités essentielles. Ils se conjuguent à la maîtrise de soi, indispensable en toutes situations.

Par ailleurs, l’infirmier doit être capable de se remettre en question. Il est tout aussi important qu’il fasse preuve d’humilité et d’honnêteté afin de pouvoir admettre ses erreurs et les réparer.
L’infirmier fait partie d’une équipe. En ce sens, il est primordial de pouvoir s’adapter, de savoir s’intégrer.

Où travailler lorsqu’on est infirmier ?

L’infirmier exerce principalement en milieu hospitalier, dans un cabinet privé ou en proposant des soins à domicile.

Néanmoins, ce ne sont pas les uniques options. En effet, l’infirmier peut mettre ses connaissances et ses compétences au service de différentes structures, notamment dans la médecine du travail. De nombreuses entreprises et usines mettent une infirmerie en place, permettant à leurs salariés de bénéficier des soins palliatifs, curatifs ou préventifs nécessaires. Il est donc tout à fait possible qu’un infirmier travaille au sein d’un hôtel, un restaurant, une salle de sport et tout autre univers sans liaison directe avec le milieu hospitalier. De la même manière, l’infirmier a la possibilité d’exercer au sein des structures dédiées à l’accueil des enfants : crèches, écoles, etc.

Quel que soit le lieu où l’infirmier décide de travailler, il est impératif qu’il porte une tenue adaptée. Blouse, pantalon et sabot médical sont de rigueur pour garantir une hygiène impeccable et faciliter l’identification de ce professionnel de la santé. En règle générale, les blouses médicales (www.roidutablier.com/42-blouses-medicales) sont de couleur blanche. Cela n’exclut pas des couleurs plus originales comme le bleu, le violet, le gris ou encore les tenues bicolores.

Pour conclure, rappelons que le métier d’infirmier exige une grande disponibilité. Les situations d’urgence peuvent en effet se manifester 24h/24, tous les jours de l’année. C’est pour cela que les connaissances théoriques, la maîtrise de la pratique et la passion sont indispensables.

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